lunedì 14 febbraio 2011

Stazione di Silì

- Buongiorno... Due scanni sulla Freccia Sarda per Macomer, per piacere...
- Sì, prende la Freccia di che ora?
- Delle otto e mezza.
- Ora vecchia o ora nuova?
- Ora vecchia.
- Spero rimangano degli scanni... Ah, ecco! Quanti anni ha il bambino?
- Ne ha solo otto ma ne dimostra venticinque.
- Allora ha diritto a una riduzione del venticinque per cento... Vagone fumatori?
- Sì!
- A fogu a intru o fogu a foras?
- A fogu a intru. Posso pagare con la mia Carta Nuraghe?
- Certamente!
- Ecco qua!
- Grazie e arrivederci!

venerdì 28 gennaio 2011

La Légende de la Nonne (Victor Hugo — Odes et Ballades)





Venez, vous dont l'œil étincelle,

Pour entendre une histoire encor,

Approchez : je vous dirai celle

De doña Padilla del Flor.

Elle était d'Alanje, où s'entassent

Les collines et les halliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Il est des filles à Grenade,

Il en est à Séville aussi,

Qui, pour la moindre sérénade,

A l'amour demandent merci ;

Il en est que d'abord embrassent,

Le soir, les hardis cavaliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Ce n'est pas sur ce ton frivole

Qu'il faut parler de Padilla,

Car jamais prunelle espagnole

D'un feu plus chaste ne brilla ;

Elle fuyait ceux qui pourchassent

Les filles sous les peupliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Rien ne touchait ce cœur farouche,

Ni doux soins, ni propos joyeux ;

Pour un mot d'une belle bouche,

Pour un signe de deux beaux yeux,

On sait qu'il n'est rien que ne fassent

Les seigneurs et les bacheliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Elle prit le voile à Tolède,

Au grand soupir des gens du lieu,

Comme si, quand on n'est pas laide,

On avait droit d'épouser Dieu.

Peu s'en fallut que ne pleurassent

Les soudards et les écoliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Mais elle disait : "Loin du monde,

Vivre et prier pour les méchants !

Quel bonheur ! quelle paix profonde

Dans la prière et dans les chants !

Là, si les démons nous menacent,

Les anges sont nos boucliers !" -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Or, la belle à peine cloîtrée,

Amour dans son cœur s'installa.

Un fier brigand de la contrée

Vint alors et dit : Me voilà !

Quelquefois les brigands surpassent

En audace les chevaliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Il était laid ; des traits austères,

La main plus rude que le gant ;

Mais l'amour a bien des mystères,

Et la nonne aima le brigand.

On voit des biches qui remplacent

Leurs beaux cerfs par des sangliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Pour franchir la sainte limite,

Pour approcher du saint couvent,

Souvent le brigand d'un ermite

Prenait le cilice, et souvent

La cotte de maille où s'enchâssent

Les croix noires des templiers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







La nonne osa, dit la chronique,

Au brigand par l'enfer conduit,

Aux pieds de sainte Véronique

Donner un rendez-vous la nuit,

A l'heure où les corbeaux croassent,

Volant dans l'ombre par milliers. -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Padilla voulait, anathème !

Oubliant sa vie en un jour,

Se livrer, dans l'église même,

Sainte à l'enfer, vierge à l'amour,

Jusqu'à l'heure pâle où s'effacent

Les cierges sur les chandeliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Or, quand, dans la nef descendue,

La nonne appela le bandit,

Au lieu de la voix attendue,

C'est la foudre qui répondit.

Dieu voulut que ses coups frappassent

Les amants par Satan liés. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Aujourd'hui, des fureurs divines

Le pâtre enflammant ses récits,

Vous montre au penchant des ravines

Quelques tronçons de murs noircis,

Deux clochers que les ans crevassent,

Dont l'abri tuerait ses béliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Quand la nuit, du cloître gothique

Brunissant les portails béants,

Change à l'horizon fantastique

Les deux clochers en deux géants ;

A l'heure où les corbeaux croassent,

Volant dans l'ombre par milliers… -

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Une nonne, avec une lampe,

Sort d'une cellule à minuit ;

Le long des murs le spectre rampe,

Un autre fantôme le suit ;

Des chaînes sur leurs pieds s'amassent,

De lourds carcans sont leurs colliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







La lampe vient, s'éclipse, brille,

Sous les arceaux court se cacher,

Puis tremble derrière une grille,

Puis scintille au bout d'un clocher ;

Et ses rayons dans l'ombre tracent

Des fantômes multipliés. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Les deux spectres qu'un feu dévore,

Traînant leur suaire en lambeaux,

Se cherchent pour s'unir encore,

En trébuchant sur des tombeaux ;

Leurs pas aveugles s'embarrassent

Dans les marches des escaliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Mais ce sont des escaliers fées,

Qui sous eux s'embrouillent toujours ;

L'un est aux caves étouffées,

Quand l'autre marche au front des tours ;

Sous leurs pieds, sans fin se déplacent

Les étages et les paliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Elevant leurs voix sépulcrales,

Se cherchant les bras étendus,

Ils vont… Les magiques spirales

Mêlent leur pas toujours perdus ;

Ils s'épuisent et se harassent

En détours, sans cesse oubliés. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







La pluie alors, à larges gouttes,

Bat les vitraux frêles et froids ;

Le vent siffle aux brèches des voûtes ;

Une plainte sort des beffrois ;

On entend des soupirs qui glacent,

Des rires d'esprits familiers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Une voix faible, une voix haute,

Disent : "Quand finiront les jours ?

Ah ! nous souffrons par notre faute ;

Mais l'éternité, c'est toujours !

Là, les mains des heures se lassent,

A retourner les sabliers…" –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







L'enfer, hélas ! ne peut s'éteindre.

Toutes les nuits, dans ce manoir,

Se cherchent sans jamais s'atteindre

Une ombre blanche, un spectre noir,

Jusqu'à l'heure pâle où s'effacent

Les cierges sur les chandeliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Si, tremblant à ces bruits étranges,

Quelque nocturne voyageur

En se signant demande aux anges

Sur qui sévit le Dieu vengeur,

Des serpents de feu qui s'enlacent

Tracent deux noms sur les piliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !







Cette histoire de la novice,

Saint Ildefonse, abbé, voulut

Qu'afin de préserver du vice

Les vierges qui font leur salut,

Les prieures la racontassent

Dans tous les couvent réguliers. –

Enfants, voici des bœufs qui passent,

Cachez vos rouges tabliers !









avril 1828

martedì 18 gennaio 2011

Consiglio


Lo vuoi un consiglio? Rimani il coniglio che sei e non cercare mai di diventare umano. E’ troppo complicato. La vita, la gente è troppo complicata e non hai mai punti di riferimento o, se ci sono, sono davvero pochi. Al massimo sono cinque e con quelli ti devi arrangiare. Li vuoi conoscere? Siediti e ascolta:

Quelli col naso a patata dicono la verità

Chiudersi dentro casa solo dopo essere entrato

Una gallina che fa le fusa rimane una gallina

Il treno delle undici passa sempre alle dodici

Quello delle dodici passa sempre alle undici

domenica 19 dicembre 2010

In che modo ho scoperto come nascono i bambini

Ci sono arrivato per ondate successive di scoperte personali e di spiegazioni di amici o scolastiche. Sapevo insomma che gli animali si dividevano in ovipari e mammiferi. Quest'ultima parola mi metteva un po' di paura perché per assonanza o altro (vai a sapere che cosa passa per la testa dei bambini) l'associavo ad animali enormi pieni di latte. Guarda caso a scuola ci insegnarono, insistendo pure sul concetto, che le balene sono niente meno che dei mammiferi.
Fin qui ci arrivavo: per quanto sorprendente la balena è un mammifero, ok. Ma niente mi preparò alla vile insinuazione di un amico che mi disse quasi ridendo che le donne sono a loro volta dei mammiferi e cioè delle balene. In un certo senso potevo anche non sentirmi parte in causa in questa storia perché il mio amico aveva detto che le donne sono dei mammiferi e non gli uomini - ero salvo insomma - ma destino volle che avessi come tutti gli altri una mamma e quel mio amico diceva che mia madre è una balena.
Ma non fu solo questa scoperta a rendermi la vita un inferno. Il fatto è che eravamo in attesa di un fratellino - o di una sorellina - e da quel giorno ci fu una terza possibilità: mio fratellino o mia sorellina poteva essere una piccola balena a sua volta e già l' immaginavo che nuotava e spruzzava acqua nell'acquario in camera dei miei.
Il resto l'ho scoperto grazie a quel libro proibito nascosto nell'ultimo ripiano della libreria di casa.

La triste storia di Adele Fiori

Ascoltate signore e signori, ascoltate la triste storia di Adele Fiori su cui la sorte crudele ha scatenato le sue ire e lanciato tre bombe a mano. Mi ascolti? Sì, ti ascolto. Ah, credevo che non mi ascoltassi. Venite farfalle, venite gente, avvicinatevi prego. Basta così. Ascoltate la triste storia di Adele Fiori che incontra l’amore e che dall’amore viene tradita. Prima: ciao amore come stai? Bene? Sì, bene, grazie. Dopo: sono triste e sola e poi non ti amo più. Crollano i palazzi, si spaccano i cuori, il cibo fa schifo, ha voglia di vomitare. Sei incinta? No. Signore e signori, non si amano più. Non si amano più ma dormono nello stesso letto. Dormono, si fa per dire perché lei fa degli incubi. Sogna dei calamari e dei polpi giganti e poi si sveglia in piena notte. Non dirmi che sei diventato un polpo gigante e che stai per mollare l’inchiostro nel letto! Non lo sopporterei, ne morirei! E invece sì. Ma non è inchiostro: è gas asfissiante! Che puzza! Se non vi interessa la mia storia andatevene pure, staremo meglio soli. Sì, gas asfissiante e Adele Fiori non voleva morire asfissiata. E’ inverno. Lo so che siamo in estate. E’ inverno nella storia. Apre la finestra e si spinge più all’infuori che può. Ora sono due le puzze: quella di scoreggia del marito e quella della mondezza nella strada. Adele Fiori preferisce la puzza della mondezza. Vola giù. Per un attimo batte pure le ali e immagina di essere una rondine di primavera. Per quelli dell’ultima fila che non l’hanno capita: Adele Fiori muore. I vulcani eruttano, scoppiano le bombe atomiche, scappano i topi, piangono gli animali della foresta. Il marito, che è stato svegliato dalla propria scoreggia, si gratta e dice: non ho neanche bisogno di divorziare. La storia è finita. Se vi è piaciuta, bene, altrimenti peggio per voi, vuol dire che non vi piacciono le mie storie.

domenica 12 dicembre 2010

Nuovo metodo pratico per superare la velocità della luce


Lo abbiamo messo in pratica con ottimo successo nei nostri centri operativi dopo un numero limitatissimo di sperimenti a sottolineare la precisione dei dati dei nostri elaboratori e la giustezza delle nostre teorie. L’utente domestico non avendo, ovviamente, la stessa dotazione di attrezzature del nostro Centro né disponendo di ampi finanziamenti pubblici e privati, può procedere come segue:
1.       Disporre su rotaie perfettamente rettilinee e dalla lunghezza totale di 20 chilometri un vagone  vuoto lungo 1000 metri che chiameremo vagone A;
2.       all’interno del vagone A impiantare delle rotaie su tutta la lunghezza del vagone;
3.       collocare su queste rotaie un vagone – vagone B – dalla lunghezza di 50 metri in scala cioè di 1/20;
4.       ripetere all’interno del vagone B le operazioni 1 e 2 in maniera da ricavare il vagone C;
5.       supponendo che la velocità raggiungibile da ogni vagone sia di 1000km/s si dovranno ripetere le operazioni 1 e 2 per ben altre 298 volte in modo da ottenere 300 vagoni l’uno nell’altro;
6.       a questo punto con un solo telecomando far partire i vagoni contemporaneamente. In base alla teoria della relatività ristretta le velocità dei vagoni si sommeranno permettendo al vagone più piccolo di raggiungere poi superare la velocità della luce che è, come ben sapete, di        299 792,458 km/s;
7.       frenare.

venerdì 3 dicembre 2010

Luogo comune

E’ tempo di sfatare il luogo comune che i fulmini cadano più volentieri sui bagni degli uomini che su quelli delle donne. Gli argomenti che più spesso si adducono a sostegno di questa teoria sono, in primo luogo, che l’uomo rimane generalmente in piedi per espletare le sue funzioni corporali mentre la donna è sempre seduta e, in secondo luogo, che essendo provvisto naturalmente di parafulmine è più facile che venga colpito dalle saette. Il fatto è che questa tesi parte dalla considerazione errata che tutti gli uomini sguaino per l’occasione una ferramenta da moschettieri. La verità è ben diversa da questa immagine trionfale dell’uomo: con l’andare degli anni, con lo stress,con i fattori ansiogeni, e chi più ne ha più ne metta, l’armamentario maschile rassomiglia sempre più a una messa a terra e costituisce quindi per il suo portatore più una protezione che un pericolo.

Psicologia della raccolta differenziata

Nel nostro quartiere, la domenica e il lunedì il servizio di nettezza urbana non effettua nessuna raccolta dei rifiuti. Così il martedì mattina l’umido è grasso e scoppia di salute come un maiale da macellare. Il secco del mercoledì è abbondante per le stesse ragioni e allegro straripa dai secchi e dalle buste. L’umido del giovedì è sobrio, contenuto, in pace con se stesso. Il venerdì è la volta del vetro, dell’alluminio e del ferro che dignitosi e disciplinati aspettano il loro riciclo. La mattina del sabato si butta tutto, tutto, e la mondezza di quel giorno è gravida delle promesse di un giusto riposo.